Université Queen’s à Kingston

Date d'adhésion

Overview

L’élan mondial en faveur des sources d’énergie à faibles émissions de carbone, combiné à la hausse de la consommation d’énergie à l’échelle mondiale, pose un défi auquel l’énergie nucléaire, en conjonction avec des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire, offre une solution réaliste et durable. Le Canada a l’occasion de se positionner à l’avant-scène de la conception de réacteurs nucléaires avancés, étant donné les investissements substantiels dans la mise au point de petits réacteurs modulaires (PRM). L’Université Queen’s adhère aux principes énoncés dans la Feuille de route des PRM du Canada.

Les universités, y compris l’Université Queen’s, ont un rôle important à jouer dans la mise au point de PRM, notamment :

  • Formation des professionnels des sciences et du génie qui permettront l’exécution des systèmes de PRM. 
  • Renforcement des capacités par les recherches d’étudiants des cycles supérieurs – l’Université Queen’s a une longue tradition d’étudiants des cycles supérieurs qui se tournent vers la filière nucléaire.
  • Réponse à des questions de recherche qui permettront l’exécution sûre et fructueuse de systèmes avant-gardistes. Puisque ce type de recherches a généralement lieu au niveau inférieur de maturité technologique, les recherches à l’Université Queen’s permettront d’exécuter les travaux menés par des fournisseurs, dans les Laboratoires Nucléaires Canadiens et d’autres laboratoires nationaux. 
  • Maintien de liens avec le milieu international de la recherche nucléaire universitaire, ce qui permet d’assurer que la recherche au Canada est éclairée, collaborative et pertinente.

Queen’s accueille des initiatives de recherches universitaires canadiennes de premier plan sur les matériaux nucléaires du cœur, financées en partie par le Réseau d’excellence universitaire en génie nucléaire (UNENE), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) et la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). Parmi les infrastructures, mentionnons un accélérateur de classe mondiale qui peut être utilisé pour endommager les matériaux par irradiation, pour ainsi simuler leur vieillissement à l’intérieur des PRM. Les ressources de recherche comptent cinq membres du corps professoral à temps plein et un membre auxiliaire, qui ont une expertise en dommages par irradiation, en corrosion, en caractérisation des matériaux et en modélisation. Le vieillissement des matériaux constitue le principal obstacle technologique au déploiement fructueux des PRM; il s’agit précisément de l’objet des initiatives de recherche de l’Université Queen’s.

L’Université Queen’s est très attachée aux activités de recherche respectueuses, équitables et inclusives. Elle a constitué une capacité de recherche (en ce qui concerne l’embauche de membres du personnel et du corps professoral) en vue de participer à des activités qui privilégient le savoir et les façons de faire autochtones. Nous espérons collaborer avec les autres pour faire progresser la Feuille de route des PRM en gardant à l’esprit la participation des Autochtones.

ACTIONS

CAPACITÉ, MOBILISATION ET CONFIANCE DU PUBLIC
Programmes de formation et programmes d’études
ÉTAT : EN COURS
QU01

Répond à la (aux) recommandation(s) de la feuille de route pour les PRM : 48

ACTION

L’Université Queen’s participe activement à la préparation de la prochaine génération de talents dans le domaine du nucléaire. Elle prend part au programme de maîtrise en génie interuniversité du Réseau d’excellence universitaire en génie nucléaire (UNENE), qui couvre la plupart des éléments particuliers des sciences et du génie utilisés dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Le UNENE est une alliance d’universités, de services électronucléaires ainsi que d’organismes de recherche et de réglementation vouée au soutien et à l’avancement de l’enseignement ainsi qu’à la recherche et au développement liés au nucléaire.

De plus, l’Université Queen’s est l’une des six membres du Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche (FONCER) du CRSNG, qui vise à préparer les étudiants à travailler avec les technologies de PRM. Les étudiants des cycles supérieurs financés par ce programme reçoivent une formation supplémentaire qui va au delà de ce qui est offert aux autres étudiants de ces niveaux. Il comporte notamment des modules d’apprentissage pratiques dans d’autres établissements d’enseignement, en laboratoire ou en entreprise.

Les membres de la communauté de l’Université Queen’s sont en mesure de contribuer à l’élaboration de normes en matière de nucléaire par l’intermédiaire de l’Association canadienne de normalisation. Les normes qui sont élaborées à l’heure actuelle portent essentiellement sur les centrales CANDU, mais elles seront élargies pour couvrir les PRM.

RÉSULTATS ATTENDUS

Grâce à ces initiatives, la future main-d’œuvre du nucléaire possédera les compétences, les aptitudes et les ressources nécessaires afin que l’industrie réponde aux exigences du nouveau sous-secteur naissant des PRM, de la conception à la fin de vie.

Les chercheurs universitaires ayant une expertise pertinente peuvent mener des examens et formuler des commentaires crédibles et indépendants.

CAPACITÉ, MOBILISATION ET CONFIANCE DU PUBLIC
Diversité de la prochaine génération de talents du secteur nucléaire
ÉTAT : EN COURS
QU02

Répond à la (aux) recommandation(s) de la feuille de route pour les PRM : 49

ACTION

Une grande part des initiatives mentionnées dans la section précédente (Programmes de formation et programmes d’études) comprend des mesures relatives à l’équité, à la diversité et à l’inclusion (EDI). En ce qui a trait à la parité entre les sexes, les femmes représentent environ 22 % de la main-d’œuvre de l’ensemble du secteur de l’énergie; ce pourcentage est plus élevé dans les énergies renouvelables, et plus bas dans le nucléaire. Cette situation crée un obstacle au recrutement, ce qui donne lieu à une pénurie de mentores et de modèles féminins. Environ le tiers des étudiants du groupe du secteur nucléaire de l’Université Queen’s sont des femmes. Jusqu’à présent, toutes nos diplômées ont été embauchées dans le secteur nucléaire ou ont poursuivi des études supérieures.

Les activités en place à l’Université Queen’s comprennent :

  • la formation sur les obstacles culturels ou de genre;
  • le recrutement actif de femmes dans le domaine au premier cycle;
  • l’augmentation des bourses aux étudiantes des cycles supérieurs;
  • l’intensification des efforts pour s’assurer que l’équipe de recherche nucléaire de l’Université Queen’s constitue un milieu accueillant et inclusif pour tous;
  • la collaboration entre étudiants et dirigeantes du secteur.

RÉSULTATS ATTENDUS

Ces initiatives permettront la création d’un milieu hétérogène de professionnels techniques hautement qualifiés qui connaissent bien les PRM, ce qui améliorera l’accès des étudiants de groupes sous-représentés aux programmes afférents. En faisant tomber les obstacles, l’Université Queen’s jouera un rôle dans l’établissement d’un secteur nucléaire inclusif et représentatif.

CAPACITÉ, MOBILISATION ET CONFIANCE DU PUBLIC
Diffusion d’informations sur l’énergie nucléaire auprès de publics ne faisant pas partie du secteur
ÉTAT : EN COURS
QU03

Répond à la (aux) recommandation(s) de la feuille de route pour les PRM : 50

ACTION

En 2017, l’Université Queen’s, en collaboration avec Ressources naturelles Canada, a organisé un symposium intitulé Envisioning a Competitive Low-Carbon Energy Future : The Role of Nuclear and Renewables. Cet atelier a rassemblé une soixantaine de participants (des grands noms des universités, du secteur privé, du gouvernement et de la communauté) qui ont eu un dialogue critique sur le rôle du nucléaire et des énergies renouvelables dans l’avenir énergétique du Canada.

Les principales constatations issues du symposium concernaient le potentiel d’expansion massive du nucléaire comme source d’énergie renouvelable – expansion soutenue par l’évolution des technologies nucléaires comme les PRM. Ces avancées risquent de poser des difficultés de coordination, de planification, de réglementation et de mise en œuvre. Les secteurs public et privé devront faire preuve de leadership pour aller de l’avant.

Le rapport du symposium a inspiré un autre colloque de l’Université Queen’s – Supporting Canada’s Energy Transition: Bridging the Gap between Fundamental Research, Industry, and Policy – dans le cadre du congrès 2018 du Canadian Science Policy Center.

RÉSULTATS ATTENDUS

Depuis la publication du rapport du symposium, l’Université Queen’s a travaillé fort pour diffuser ses constatations et se positionner comme un partenaire en vue de futures consultations et conférences.

Dans la mobilisation des parties prenantes gouvernementales, l’Université Queen’s continue de communiquer les conclusions du rapport pertinentes pour leurs domaines d’expertise de recherche.

Au cœur de la mobilisation passée et présente sur le sujet, il y a une détermination à accroître la compréhension des technologies nucléaires, de ses risques, de ses avantages et des possibilités qu’elles offrent pour améliorer la santé, la sécurité et le bien-être des Canadiennes et des Canadiens, tout en satisfaisant aux demandes croissantes en énergie du pays.